Préparer votre consultation d'anesthésie

Consultation du chirurgien

Votre prise en charge anesthésique ne pourra débuter qu’après une consultation spécialisée avec un chirurgien. Ce dernier, après vous avoir examiné et pris vos renseignements décidera de réaliser un acte chirurgical. A la fin de sa consultation, le chirurgien par l’intermédiaire de son secrétariat vous fixera une date opératoire et vous remettra les documents nécessaires à la poursuite de votre parcours de soins. L'opérateur pose l'indication opératoire, décide du type d'intervention et prévoit le moment de sa réalisation.

Tout acte thérapeutique ou diagnostique pratiqué sous anesthésie générale, anesthésie ou analgésie locorégionale ou sédation nécessite la réalisation d’une consultation pré-anesthesique OBLIGATOIRE 48 H avant la réalisation du geste. L'opérateur qui sollicite une anesthésie, doit adresser le malade suffisamment tôt pour consultation au médecin anesthésiste afin que ce dernier puisse prescrire les examens et la préparation éventuellement nécessaires.
 
L'indication de l'anesthésie et de ses modalités est du ressort du médecin anesthésiste. Il décide de la technique anesthésique et de la préparation à l'intervention en fonction des données de l'examen pré-anesthésique. Il prend en considération les souhaits formulés par le patient, ou par les parents ou le tuteur s'il s'agit d'un mineur, et éventuellement ceux émis par l'opérateur.

Consultation d’anesthésie

Le service d’anesthésie réanimation se trouve dans l’aile gauche du bâtiment principal de la Polyclinique du Val de Saône. Vous avez accès par l’extérieur directement ou par l’intérieur en suivant le couloir de gauche après l’entrée principale.

Rendez vous d’anesthésie

Les règles :
Toute anesthésie réalisée pour un acte non urgent nécessite une consultation au plus tard deux jours avant l’intervention et une visite pré-anesthésique la veille de l’anesthésie ou le jour même pour l’ambulatoire.

Il est donc impératif de prendre rendez vous avec l’anesthésiste sous peine d’une annulation ou du report de votre intervention.

En cas d’urgence et pour ne pas retarder la prise en charge nous vous communiquerons les consignes.

Comment prendre mon rendez-vous d’anesthésie :
picto  03 85 23 20 60 - 03 85 23 20 61
Directement en vous rendant au secrétariat d’anesthésie de la Polyclinique du Val de Saône, du lundi au vendredi de 8h à 19h.

Les Dr BOISSIER, CHERY, CHULLIAT, COGGIO, EAP et FORTIER consultent aussi à la Maison Médicale de Paray Le Monial 
13 rue de Bourgogne
71600 Paray Le Monial​
Téléphone : 03 85 23 23 60

Quand prendre mon rendez vous :
A la polyclinique du Val de Saône, dans la mesure du possible et en fonction des contraintes organisationnelles, l’anesthésiste que vous rencontrerez en consultation est celui qui vous suivra lors de votre parcours anesthésique. La prise de rendez-vous ne peut être réalisée plus d’un mois avant la date opératoire en raison des contraintes organisationnelles.

Les documents à apporter pour la consultation d’anesthésie

  • Le questionnaire préanesthésie (télécharger ici)
    Vous devez rapporter ce document dument rempli le jour de votre consultation. Il permettra d’être plus efficace et de n’omettre aucun de vos antécédents ou traitements médicaux qui pourraient influencer votre prise en charge.
  • Papiers d’identité, de sécurité sociale et de mutuelle
  • Questionnaire dentaire (télécharger ici)
  • Votre ordonnance de médicaments afin que l’anesthésiste puisse éventuellement adapter le traitement ou le modifier avant l’intervention
  • Vos derniers bilan de moins de 1 an
  • Un électrocardiogramme (ECG) si vous en possédez

La consultation

Pourquoi

Seul le médecin anesthésiste-réanimateur est habilité à réaliser la consultation pré-anesthésique avant tout acte thérapeutique ou diagnostique pratiqué sous anesthésie générale, analgésie locorégionale ou sédation. Cette consultation lui permet d'effectuer un examen clinique, d'évaluer le risque, de décider de la prémédication éventuelle et de la technique anesthésique, d'informer le patient et de le préparer à l'intervention. Cette démarche est adaptée au degré d'urgence, à l'état du patient, à l'acte et à l'anesthésie projetés.

L'examen préanesthésique comporte un examen du dossier, un interrogatoire et un examen physique. L'interrogatoire recherche les antécédents médicaux, chirurgicaux et anesthésiques, les traitements en cours et tout autre problème médical susceptible d'interférer avec l'anesthésie. Cette démarche est adaptée au degré d'urgence, à l'état du patient, à l'acte et à l'anesthésie projetée

Pour les enfants, la présence des parents lors de l'examen et la consultation du carnet de santé sont souhaitables.

En fonction des données de l'interrogatoire et de l'examen physique, de l'acte et de l'anesthésie envisagée, ainsi que du degré d'urgence, d'éventuels examens complémentaires sont effectués. Aucune donnée scientifique ou norme réglementaire n'impose la pratique systématique d'examens complémentaires. Seuls, ceux motivés par les données de l'interrogatoire, de l'examen, de l'acte et de l'anesthésie envisagés sont indispensables. Le cas échéant, une consultation spécialisée est demandée.

La consultation d’anesthésie est une démarche obligatoire en France avant toute procédure requérant la présence d’un anesthésiste réanimateur. Le décret du 5 décembre 1994 sur la Sécurité Anesthésique a défini les conditions de réalisation de la consultation pré-anesthésique qu’il a rendue obligatoire. Quelque soit la chirurgie et son mode de pratique, ambulatoire ou intra-hospitalière, ou le geste diagnostic nécessitant une anesthésie, telle une endoscopie, l’évaluation pré-anesthésique requiert une attention particulière de l’état de santé du patient afin de minimiser au maximum le risque que pourrait encourir ce dernier ; elle est également le prélude à la planification du parcours du patient avant, durant et après le geste interventionnel.

Information consentement

Quand la décision d'intervenir est prise et la technique anesthésique fixée, le patient et/ou ses proches en sont informés. Cette information a pour but d'éclairer le patient sur l'acte anesthésique projeté, d'obtenir son consentement et de répondre à ses éventuelles questions. L'information insistera plus spécialement sur les points suivants: différentes techniques d'anesthésie et d'analgésie postopératoire disponibles, leurs risques prévisibles, échecs possibles de l'anesthésie locorégionale pouvant nécessiter une anesthésie générale, changement de technique anesthésique justifié par la stratégie opératoire, possibilité de transfusion sanguine en cas de chirurgie potentiellement hémorragique, techniques d'épargne transfusionnelle notamment par la prescription de médicaments, les complications et les risques.

Le patient bénéficie préalablement à l’acte auquel il va consentir, un temps d’explication délivrée par un médecin et un délai de réflexion, avant qu’il ne donne son consentement « éclairé ». (Loi du 2 mars 2004 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé). Vous pourrez ensuite discuter avec vos proches, demander un deuxième avis ou des explications complémentaires.

Une anesthésie ne peut être pratiquée chez un mineur, sans l'autorisation écrite des parents, du tuteur légal ou de la personne physique ou morale qui a reçu mandat écrit des parents.

  • En cas d'urgence ou d'impossibilité de recueillir en temps utile cette autorisation écrite, l'autorisation verbale s'y substitue au titre du « cas de force majeure ».
    Cette autorisation verbale doit être consignée avec précision (identité exacte du mandant, date, heure) dans le dossier médical.
  • Si aucun représentant légal n'est accessible, il est préférable de recevoir l'accord du juge des enfants, qui pourra être donné a posteriori si l'urgence est telle que l'intervention doit être immédiate.

L’intervention est décalée

Quand les données de l'examen amènent le médecin anesthésiste soit à déplacer le moment prévu pour une intervention afin d'effectuer une préparation préopératoire, soit à contre-indiquer une anesthésie pour une intervention non immédiatement indispensable, il en avertit aussitôt l'opérateur. Le choix définitif du moment de l'intervention ou de son report éventuel résulte d'une concertation collégiale avec le patient, l’anesthésiste, le chirurgien et éventuellement d’autres spécialistes dont l’avis aurait été sollicité.

Hormis les cas d'urgence vitale, le médecin anesthésiste peut refuser de pratiquer une anesthésie.